Xavier Nayrac

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Implémenter un langage sur la machine virtuelle Parrot - partie 4

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Niveau : intermédiaire

Après avoir vu un premier programme très simple en PIR la dernière fois, on s’attaque aujourd’hui au calcul de la factorielle. C’est pas beaucoup plus compliqué, mais on va employer les registres de la VM Parrot.

La procédure factorial

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.sub factorial
  .param int n
  .local int result

  if n == 0 goto ONE

  $I0 = n - 1
  $I1 = factorial($I0)
  result = n * $I1
  goto RETURN

ONE:
  result = 1

RETURN:
  .return(result)
.end

.sub main :main
  .local int out
  out = factorial(10)
  say out
.end

Ce qui est nouveau, c’est qu’ici j’utilise les registres:

$I0 = n - 1
$I1 = factorial($I0)
result = n * $I1
goto RETURN

En PIR, il n’est pas possible d’écrire directement:

factorial(n - 1)

et encore moins:

result = n * factorial(n - 1)

J’utilise donc les registres pour stocker les résultats temporaires. Ils sont simples à utiliser et leur nombre est illimité.

Il faut noter qu’il n’y a pas d’obligation à utiliser les registres ici. J’aurais aussi bien pu écrire le programme ainsi:

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.sub factorial
    .param int n
    .local int result, temp1, temp2

    if n == 0 goto ONE

    temp1 = n - 1
    temp2 = factorial(temp1)
    result = n * temp2
    goto RETURN

    ...

Mais je voulais montrer l’utilisation des registres.

Voilà, même si PIR permet de faire d’autres choses, je pense que j’en sais suffisament sur lui pour commencer à implémenter Naam.

À demain.

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